maria_montessoriAu début du XXe siècles en Italie, une femme médecin (Maria Montessori) a construit une méthode toute particulière pour les enfants en établissement psychiatrique afin de soutenir leur plein développement et leur potentiel.
Face à la réussite de sa méthode, elle s'est alors dit que la mettre en œuvre pour des enfants en bonne santé ne pouvait être qu'une complète réussite.
Elle fonda sa première école en 1907, et aujourd'hui nous en comptons plus de 4500 dans le monde.


Il y en a une à Vevey, et mon intérêt pour cette approche n'a pu que me pousser à aller la comprendre de plus près.
Nous avons donc eu rendez-vous avec la directrice la semaine dernière.
L'école de Vevey prend en charge des enfants de 2 ans et demi à la maturité (le bac suisse). Et nous y avons découvert un univers où  :
* l'enfant est libre de répondre à ses besoins naturels d'apprendre et de travailler
* l'approche des mathématiques et des autres matières est avant tout pratique (visuelle et ludique)
* il y a toujours une ligne rouge formant un cercle approximatif dans le hall d'accueil
* il n'y a pas de fortes séparations entre les âges
* tout est à la portée de l'enfant
* les activités culturelles (danse, musique ..) sont nombreuses
* les outils de travail sont les même que dans toutes les autres écoles Montessori du monde,et ici ils sont bilingues anglais/français.

Nous avons été très intéressés par cette approche si éloignée de notre parcours. Nous qui avons su suivre, sans en être forcés, le cursus scolaire classique français.

Et puis, si pour le jeune enfant (jusqu'à 6 ans) cette éducation nous a paru sans faille, nous nous sommes demandés à long terme si il n'y avait aucun risque à ce que l'enfant suive ce parcours "à-part".
* les enfants qui fréquentent ces écoles sont issus de milieux ultra-favorisés (financièrement ou culturelle ment)
* La méthode prend très peu en compte les nouveaux outils informatiques
* il n'y a jamais ou presque de devoirs à la maison
* l'enfant lui-même crée son emploi du temps journalier.

Quoiqu'il en soit, le coût d'entrée à cette école est encore trop important pour nous.
Si nous souhaitons y inscrire Jeanne pour septembre, la flexibilité de garde est moins grande qu'en Crèche.  Et enfin, nous ne sommes à priori pas personnellement incités par nos activités professionnelles à régulièrement s'expatrier. Cette école permet en effet aux enfants voyageurs de suivre partout dans le monde la même méthode.

Cependant, dorénavant, nous suivrons un peu à la manière de cerisebio cette approche à domicile (thématique de découverte) et nous regarderons de loin notre petite cousine kiwi !

Pour l'heure, et comme l'école maternelle n'existe pas en Suisse, Jeanne conservera sa place en crèche pour la rentrée prochaine. Et ses 3 ans révolus, nous irons visiter l'école bilingue du coin Haut-Lac.